Depuis le mois de juillet 2016, les sacs à usage unique en plastique d'une épaisseur inférieure à 50 microns que l’on trouvait principalement aux caisses des grands magasins sont interdits.
On se tourne désormais sur les cabas réutilisables. Mais les enseignes des grands magasins, désireuses de proposer des sacs à leur clientèle se tournent peu à peu vers les sacs en plastiques biosourcés.
On connaissait les sacs conçus à base d'amidon de maïs… mais on connait moins bien les sacs en plastiques biosourcés, c'est-à-dire conçus à partir de matières renouvelables. Ils peuvent être produits à partir de végétaux comme le maïs, mais aussi comme pomme de terre, le blé ou encore la canne à sucre.
Ils sont encore assez mal connus du grand public mais ils ont le mérite d’exister.
Ces sacs en matières renouvelables existent depuis bientôt 15 ans. Ils restent encore très discrets. Ils ne font pas beaucoup parler d’eux. C’est qu’ils représentent moins de 1% des sacs produits dans le monde… une goutte d’eau dans la mer.
Conçu à partir de matières renouvelables, cela ne signifie pas pour autant que le plastique biosourcé soit biodégradable ou compostable :
Un produit compostable est biodégradable. Mais pas l’inverse.
Un produit biodégradable va se décomposer grâce à l’action d’organismes vivants. Cette décomposition n’a aucun effet négatif sur l'environnement.
Un produit compostable se transforme en compost en 3 mois. Il est plongé pour cela dans un composteur industriel dont la température avoisine les 80°C, dont le taux d'humidité est d’environ 70% et le taux d'oxygène de 20%. Les composteurs « maisons » ne permettent pas une telle précision. Leur température dépasse rarement les 40°C et l’humidité y est plus aléatoire.
A partir de janvier 2017, le biosourcé entre en action ! La France autorisera la distribution de sacs à usage unique compostables à condition qu’ils soient composés d'au moins 30% de matières biosourcées. Cette autorisation fait écho à la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
30% c’est encore peu mais ce pourcentage évoluera progressivement pour atteindre un taux de 60% d’ici 8 ans.
Les plastiques biosourcés apparaissent comme une solution intéressante mais on ne sait pas encore quel sera leur impact sur l’environnement.
Il faudra sans doute garder un œil sur les conséquences éventuelles de ce procédé de fabrication sur les ressources agricoles… De plus, la question des OGM dans leur composition fait partie des interrogations que l’on peut avoir à l’égard de ce produit…
Reynald
Merci Evelyne, article très instructif et très complet, mais dont la fin laisse un peu perplexe en effet... Répondre